BismilLah Ar-Rahmane Ar-Rahîm
Au Nom de Dieu Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux
La Hawla Wa La Kouata Illa Billahî
Il n'y a de force et de puissance que par Allah
Salâm'Aleykom Wa Rahamatûh Allâhi Wa Barakatûh
La Paix et le salut à vous ainsi que la miséricorde d'Allâh et Ses bénédictions
Le Messager de Dieu possédait le meilleur des caractères, un comportement parfait. Il est la cause de l'existence, l'unique dirigeant des hommes. Interlocuteur de l'Ange Gabriel, il nous a appris le Saint Coran. Annonciateur de la vie future, il est le point de départ de toutes les chaînes, le plus grand et le premier maillon. C'est la raison pour laquelle il est le guide dans l'interprétation, dans les traditions, dans le droit divin, dans la parole céleste, dans la mystique.
Dieu le Très Haut a loué ses mérites. Il est le guide de l'homme. Pour Dieu le Tout Puissant, aimer et obéir à son Messager (pbDl) équivaut à l'aimer et à lui obéir. C'est un grand Prophète, celui de la fin des temps. Son comportement était le Saint Coran. Dieu a créé en premier lieu son âme puis l'a envoyé sur Terre en dernier lieu (en tant que Messager). Ses vertus le rendent qualifié pour être le principal modèle de foi, de croyance, de moralité, de comportement et pendant les adorations. Caractère exempt de toute vanité, il possède le meilleur des comportements (« uswatun hasanah»). Dieu le Très Miséricordieux a dit:
«Vous avez, dans l'envoyé de Dieu, un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en Dieu et au Jour Dernier et qui invoque fréquemment le nom de Dieu » (Sourate 33, verset 21) et, en parlant à Son Bien-aimé : « Tu es certes d'un caractère éminent » (Sourate 68, verset 4).
Il est le point de convergence des maîtres mystiques ; il est « le meilleur modèle » et possède un caractère sublime, un comportement irréprochable, une éducation véritable de l'âme islamique. Ses paroles bénies, sa conduite et son remarquable comportement . Il nous paraît prétentieux d'affirmer pouvoir décrire la perfection et la beauté qui lui sont propres. En effet, il a directement été éduqué par son Seigneur. Son comportement était « le Saint Coran », comme approuvé par son épouse Aïcha et ses Compagnons (Da). Il était le premier à appliquer les ordres divins qu'il recevait. C'est pourquoi, nous allons tenter de le connaître en décrivant certaines scènes de sa vie, sous la lumière du Saint Coran et de sa tradition. Les apparences pouvant être trompeuses, le meilleur moyen de connaître une personne est de se renseigner auprès de son entourage proche. En effet, il arrive quelquefois que l'on reconnaisse la grandeur d'une personne et c'est seulement en commençant à la connaître que l'on se rend compte que ce qui la caractérisait s'affaiblit. Or, concernant le Prophète de Dieu (pbDl), il n'en est rien. Ceux qui l'ont connu de très près, ceux qui ont connu ses confidences et ses secrets même les plus intimes, le décrivent tous de la même manière : un homme parfait, irréprochable, d'un caractère exemplaire, ayant un c½ur rempli de miséricorde, ayant une ouverture d'esprit sans pareil, quelqu'un à qui l'on peut faire confiance sans crainte. Ses proches, composés de ses épouses, depuis sa première épouse Khadîdja jusqu'à Aïcha mais également de sa fille Fatima, de son gendre Ali, de son fils adoptif Zeyd et de son domestique Anas (Da) étaient tous unanimes. Ils ne pouvaient que vanter les mérites du Messager de Dieu (pbDl), sa maturité de foi, son caractère unique. Il est celui qui a été « envoyé pour parfaire le comportement idéal ». Il développait l'admiration de ses compagnons, était leur modèle. Il était très altruiste, portant plus d'intérêt pour les autres que pour lui-même, aimait plus donner de soi pour les autres que pour lui-même.
Il était d'un caractère égale, sans morgue ni raideur. Aucun de ses compagnons ne l'appelait sans qu'il répondit immédiatement : « Me voici ». Il s'amusait avec les enfants qu'il pressait contre sa noble poitrine. Excellent pour sa famille, clément pour les faibles, il était le plus généreux des hommes, ne se détournait de personne, s'asseyait avec les pauvres et donnait à manger aux nécessiteux, secourable pour les victimes de l'injustice. Il s'intéressait aux affaires de tous, des serviteurs aussi bien que des nobles... Un jour il entra dans une violente colère parce qu'on avait négligé de le prévenir de la mort d'un pauvre balayeur de la Mosquée ; il se fit indiquer sa tombe et s'y rendit pour prier. Il ne méprisait jamais un pauvre ni ne craignait un roi pour son pouvoir.
Son intuition merveilleuse de l'âme des humains et de l'essence des choses fit de lui le plus grand des psychologues, et ne l'empêchait point de consulter ses compagnons, dans les moindre circonstances.
Il était le plus charitable, le plus courageux, le plus juste et le plus chaste des hommes. Pudique, il ne fixait jamais le regard sur le visage de quelqu'un. Il était le plus humble, Il montait à dos d'âne, il soignait et rendait visites aux malades, assistait aux enterrements et répondait au v½u de l'esclave.
Ses compagnons ne se levèrent plus à son approche lorsqu'ils surent qu'il détestait cet égard. Il saluait les enfants lorsqu'il passait auprès d'eux. Un homme vint le voir et se mit à trembler devant la majesté qui émanait de lui. Il lui dit : « Calme-toi. Je ne suis pas un roi, je ne suis que le fils d'une femme de Qoraïche qui mangeait de la viande séchée » Il n'a jamais frappé quelqu'un et ne s'est jamais vengé pour un tort qu'on lui causait personnellement. Il penchait toujours pour le pardon. Enjoué, il aimait la plaisanterie, celle qui contient la vérité. Un jour, pour s'amuser, il déclara à Safia, sa tante paternelle « Les vieilles femmes n'entreront pas au Paradis ».
La noble femme, d'un âge avancé, fondit en larmes ; alors il ajouta : « Mais toutes seront ressuscitées avec l'aspect de femmes âgées de trente trois ans, comme si elles avaient été toutes enfantées le même jour ».
Son souci de justice et de charité s'étendait aux animaux. Il a dit : « Un homme vit un chien tellement altéré qu'il lapait de la boue. Prenant une de ses babouches, cet homme s'en servit pour puiser de l'eau, qu'il offrit au chien, et il répéta ce manège jusqu'à ce que l'animal fût désaltéré. Allah su gré à cet homme de son action et l'accueillit au Paradis. »
Le Prophète (saws) travaillait de ses propres mains : on le voyait traire ses brebis, rapiécer ses sandales, raccommoder ses vêtements, nourrir ses chameaux, dresser sa tente, sans accepter l'aide personne ; il aidait aux travaux de la maison et balayait. Il rapportait lui-même ses emplettes du marché, répondant à un fidèle qui voulait s'en charger : « C'est à l'acheteur qu'il incombe de porter ses achats » condamnant ainsi, par son exemple, l'habitude de ces riches qui achètent nombre d'objets, dont ils chargent leurs serviteurs sans s'inquiéter du poids. Lors de la construction de la première mosquée, il charriât les pierres sur ses épaules comme ses compagnons , il planta lui-même 300 pousses de palmiers. Il poussait aux dernières limites le mépris des biens de ce monde. Voici, d'après Aïcha, ses paroles à ce sujet :
« Allah me proposa de changer pour moi, en or pur, tous les cailloux des environs de la Mecque, et je lui répondis : « O Dieu, accorde-moi seulement d'avoir faim un jour et d'être rassasié le lendemain ; le jour où j'aurai faim, je t'implorerai, et le jour où je serai rassasié, je te remercierai » Qu'ai-je à faire avec les biens de ce monde ? Je suis comme un voyageur qui s'étend à l'ombre d'un arbre ; le soleil, en tournant, le rejoint, et il quitte cet arbre pour n'y plus revenir, O Dieu ! fais-moi mourir pauvre et ressuscite-moi dans les rangs des pauvres ! » Le Prophète (saws) était d'une sobriété extrême. Il dormait souvent sur une natte rugueuse, dont les traces s'imprimaient dans sa chair ; son oreiller était fait de fibres de palmier, et son lit, d'un manteau plié en deux.
Fréquemment, plusieurs mois se passaient sans que, dans aucune des maisonnées familiales, le feu ne fût allumé pour la cuisson du pain ou de quelque autre aliment. Lorsque la faim tenaillait trop cruellement ses entrailles, il appliquait sur son ventre une pierre, qu'il sanglait avec une ceinture. Il sortit de ce monde sans s'être rassasié d'aucun mets, pas même de galette d'orge. Il disait : « Je mange comme mange un serviteur et je m'assieds comme il s'assied » Il ne luis restait jamais à la fin de la journée un dinar ou un dirham. Si la nuit le surprenait et qu'il lui en restait quelques chose et qu'il n'avait pas trouvé à qui les donner, il ne rentrait pas chez lui avant qu'il ne s'en débarrasse et le donne à celui qui en avait besoin. On ne pouvait lui demander une chose sans l'obtenir. A sa mort, on ne trouva dans sa demeure que 30 mesures d'orge pour l'achat desquelles il avait dû disposer sa cuirasse en gage.
source: seconde minute